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title: 'Installer WordPress sur un VPS Hostinger : template, LEMP ou Docker'
description: "Trois méthodes pour installer WordPress sur un VPS Hostinger, du template prêt à l'emploi au LEMP manuel — avec les sauvegardes, le TLS et les pièges à éviter."
pubDate: 2024-07-08
updatedDate: 2026-09-27
family: 'devops-cloud'
tags: ['Hostinger']
heroImage: '/images/comment-installer-wordpress-facilement-sur-un-vps-hostinger.webp'
videoUrl: 'https://youtu.be/v4AH4twIA6s'
faq:
  - question: 'Quelle méthode choisir pour WordPress sur un VPS ?'
    answer: "Le template WordPress du hPanel si tu veux un serveur prêt à l'emploi en quelques minutes : il installe un environnement complet sur Ubuntu 24.04, avec CloudPanel et NGINX. Le LEMP manuel si tu veux comprendre et maîtriser chaque brique. Docker, avec le Docker Manager, si tu préfères les conteneurs et le certificat géré par Traefik."
  - question: 'Changer le template du VPS efface-t-il mes données ?'
    answer: "Oui, et il faut le savoir avant de cliquer : changer de template d'OS efface définitivement tout le contenu du VPS. Sauvegarde ce qui compte ailleurs avant toute réinstallation — une restauration de sauvegarde écrase elle aussi l'existant et n'est pas réversible."
  - question: 'Quels sont les prérequis de WordPress ?'
    answer: 'WordPress recommande PHP 8.3 ou plus, MySQL 8.0+ ou MariaDB 10.11+, et la prise en charge de HTTPS. Apache ou Nginx sont recommandés, mais tout serveur qui sert PHP avec MySQL convient. Le CMS fonctionne encore sur des versions plus anciennes, en fin de vie et donc à éviter.'
  - question: 'Les sauvegardes du VPS sont-elles automatiques ?'
    answer: "Les sauvegardes hebdomadaires sont automatiques et incluses dans l'offre. Les quotidiennes sont automatiques elles aussi, mais en option payante : avec elle, la rétention est de quatre sauvegardes, deux quotidiennes et deux hebdomadaires. Les snapshots, eux, sont manuels, limités à un à la fois et effacés après vingt jours. Aucune sauvegarde n'est téléchargeable : pour une copie hors du serveur, exporte la base (wp db export) et récupère tes fichiers par SFTP."
  - question: "Peut-on installer un certificat SSL sur l'adresse IP du VPS ?"
    answer: "Hostinger ne prend pas en charge de certificat sur l'IP du VPS : en pratique il te faut un nom de domaine qui pointe vers le serveur. Ensuite, le TLS s'obtient automatiquement avec Traefik dans la méthode Docker, via le panneau de contrôle dans la méthode du template, ou en ligne de commande avec Certbot dans la méthode LEMP."
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Dans la vidéo, je te montre comment installer WordPress facilement sur un VPS Hostinger. La vidéo date de
2024 et suit la méthode manuelle ; certaines étapes du hPanel ont changé depuis, et deux méthodes se sont
ajoutées. Voici les trois chemins possibles, avec les pièges qui font perdre une soirée.

## Accès au serveur, avant tout le reste

Deux façons d'entrer : la **console web du hPanel** (bouton _Web Console_, connexion automatique en root,
aucune installation) ou un client SSH depuis ton poste, sur le port 22 par défaut, avec l'IP et
l'identifiant affichés dans la vue d'ensemble du VPS. Le mot de passe root n'est pas lisible dans le
hPanel : il se réinitialise
([SSH](https://www.hostinger.com/support/5723772-how-to-connect-to-your-vps-via-ssh-at-hostinger/)).

Le durcissement — mise à jour du système, utilisateur non-root avec sudo, authentification par clé,
pare-feu — se fait **après** l'installation du système, jamais avant : changer de template efface tout.
Hostinger publie une mise en route détaillée
([getting started](https://www.hostinger.com/tutorials/getting-started-with-vps-hosting)).

## Méthode 1 — le template WordPress, prêt à l'emploi

Hostinger propose un template d'OS « Ubuntu 24.04 64bit with WordPress » qui installe un environnement
WordPress complet
([doc officielle](https://www.hostinger.com/support/8929958-how-to-use-the-wordpress-vps-template-at-hostinger)).
Le chemin est court : hPanel → VPS → **Manage** → _OS & Panel_ → _Operating System_ → onglet
**Applications** → WordPress → _Change OS_ → mot de passe → confirmation. Compte quelques minutes.

Trois points à retenir avant de te lancer :

- **Le template tourne sur CloudPanel avec NGINX**, pas sur Apache. Les permaliens fonctionnent, mais les
  règles qu'un plugin écrit dans un `.htaccess` — cache, redirections, en-têtes de sécurité — sont
  ignorées : il faut les reporter dans le vhost.
- **L'accès administrateur se fait sur le domaine du serveur**, en HTTPS, avec l'identifiant indiqué par
  CloudPanel à l'installation. Active le TLS et pointe ton domaine **avant** la première connexion à
  l'administration, sinon tes identifiants circulent en clair.
- **Changer de template efface définitivement tout le contenu du VPS.** C'est écrit noir sur blanc dans la
  documentation des systèmes d'exploitation disponibles
  ([OS disponibles](https://www.hostinger.com/support/1583571-what-are-the-available-operating-systems-for-vps-at-hostinger)).

## Méthode 2 — LEMP à la main, avec WP-CLI

Si tu veux maîtriser chaque brique, installe la pile toi-même : Nginx, MySQL ou MariaDB, PHP. Hostinger
publie le tutoriel correspondant avec les commandes complètes
([LEMP](https://www.hostinger.com/tutorials/how-to-install-wordpress-with-nginx-on-ubuntu)). WordPress
recommande PHP 8.3 ou plus et MySQL 8.0+ ou MariaDB 10.11+
([wordpress.org](https://wordpress.org/about/requirements/)).

Ensuite, WP-CLI évite de cliquer dans un navigateur ([installation](https://wp-cli.org/fr/)). L'ordre
compte, parce que `wp core install` a besoin des fichiers **et** d'un `wp-config.php` **et** d'une base
existante :

```bash
# 1. base et utilisateur dédié, côté MySQL/MariaDB
mysql -u root -p -e "CREATE DATABASE wordpress; \
  CREATE USER 'wp'@'localhost' IDENTIFIED BY '…'; \
  GRANT ALL ON wordpress.* TO 'wp'@'localhost';"

# 2. fichiers, configuration, puis installation
wp core download --locale=fr_FR
wp config create --dbname=wordpress --dbuser=wp --prompt=dbpass
wp core install --url=exemple.fr --title="Mon site" --admin_user=admin \
  --prompt=admin_password --admin_email=contact@exemple.fr
```

`--prompt` évite que les mots de passe finissent dans l'historique du shell
([référence](https://developer.wordpress.org/cli/commands/core/install/)). Le vrai travail de cette
méthode n'est pas l'installation, c'est ce qui suit : droits des fichiers, mises à jour, sauvegardes, et
un Nginx correctement configuré. Un WordPress exposé sur un VPS nu se fait scanner très vite par des
robots.

C'est ici que le TLS en ligne de commande a du sens :

```bash
sudo apt install certbot python3-certbot-nginx
sudo certbot --nginx
```

La procédure de référence reste [certbot.eff.org](https://certbot.eff.org/) : elle dépend de ta
distribution, et les tutoriels d'hébergeur vieillissent vite. Avec le template ou le Docker Manager, tu
ne lances **pas** Certbot à la main : le panneau de contrôle ou Traefik s'en occupent, et deux gestionnaires
de certificats sur le même vhost se marchent dessus.

## Méthode 3 — Docker et le Docker Manager

Le hPanel expose un **Docker Manager** (VPS → _Manage_ → Docker Manager) avec trois modes : un compose
écrit à la main, un compose importé depuis GitHub ou GitLab, et un déploiement depuis le catalogue, avec
gestion du nom de projet, de l'image, des ports, des volumes et des variables d'environnement
([documentation](https://www.hostinger.com/support/12040815-how-to-deploy-your-first-container-with-hostinger-docker-manager/)).

L'intérêt pour WordPress : le modèle du catalogue installe la pile complète — le CMS et sa base — derrière
un reverse proxy **Traefik** qui gère le certificat ([catalogue](https://www.hostinger.com/applications/wordpress)).
Il te faut malgré tout un nom de domaine pointé vers le VPS : Traefik ne peut pas obtenir de certificat
pour une IP.

Un avertissement qui vaut pour tout Docker : les ports publiés par un conteneur contournent les règles
UFW de l'hôte. Ne publie que les ports nécessaires, et garde la base en réseau interne.

## Sauvegardes et mises à jour

C'est la partie qu'on découvre trop tard. Chez Hostinger, les **sauvegardes hebdomadaires sont
automatiques et incluses**, les quotidiennes automatiques aussi mais en option payante ; avec l'option,
la rétention est de quatre sauvegardes, deux quotidiennes et deux hebdomadaires. Les snapshots sont
manuels, un seul à la fois, effacés après vingt jours. La restauration écrase tout et n'est pas
réversible ([sauvegardes](https://support.hostinger.com/en/articles/1583232-how-to-back-up-or-restore-a-vps-server)).

Aucune sauvegarde Hostinger n'est téléchargeable : pour une copie hors du serveur, exporte ta base
(`wp db export`) et récupère tes fichiers par SFTP.

Côté WordPress, les mises à jour mineures et de sécurité sont automatiques depuis WordPress 3.7, et un
nouveau site depuis WordPress 5.6 reçoit aussi les mises à jour majeures automatiquement ; les extensions
et thèmes demandent une activation explicite
([mises à jour](https://wordpress.org/documentation/article/updating-wordpress),
[auto-updates](https://wordpress.org/documentation/article/plugins-themes-auto-updates/)). Deux points de
vigilance : les mises à jour automatiques échouent si le serveur web ne peut pas écrire dans les fichiers
— fréquent avec des droits stricts en LEMP manuel — et si tu veux sauvegarder avant chaque mise à jour
majeure, désactive leur automatisme ou compte sur une sauvegarde quotidienne. Si une mise à jour se
bloque, supprime le fichier `.maintenance`.

## Et après

Une fois WordPress debout, le sujet suivant est le reste de l'infrastructure : certificat, cache, images,
et le déploiement d'autres applications sur le même serveur. Si tu comptes héberger autre chose qu'un CMS,
la démarche que je décris pour
[une application e-commerce Symfony et Stripe](/blog/creer-et-deployer-une-application-e-commerce-avec-symfony-react-et-stripe/)
s'applique au même VPS. Et pour le nom de domaine, tu peux en obtenir un chez Hostinger selon ton offre
([en savoir plus](/blog/obtenir-un-nom-de-domaine-gratuit-avec-hostinger/)).

Dans la vidéo, je parcours l'installation pas à pas sur un VPS neuf, jusqu'au site accessible en HTTPS.

## Questions fréquentes

**Quelle méthode choisir pour WordPress sur un VPS ?**

Le template WordPress du hPanel si tu veux un serveur prêt à l'emploi en quelques minutes : il installe un environnement complet sur Ubuntu 24.04, avec CloudPanel et NGINX. Le LEMP manuel si tu veux comprendre et maîtriser chaque brique. Docker, avec le Docker Manager, si tu préfères les conteneurs et le certificat géré par Traefik.

**Changer le template du VPS efface-t-il mes données ?**

Oui, et il faut le savoir avant de cliquer : changer de template d'OS efface définitivement tout le contenu du VPS. Sauvegarde ce qui compte ailleurs avant toute réinstallation — une restauration de sauvegarde écrase elle aussi l'existant et n'est pas réversible.

**Quels sont les prérequis de WordPress ?**

WordPress recommande PHP 8.3 ou plus, MySQL 8.0+ ou MariaDB 10.11+, et la prise en charge de HTTPS. Apache ou Nginx sont recommandés, mais tout serveur qui sert PHP avec MySQL convient. Le CMS fonctionne encore sur des versions plus anciennes, en fin de vie et donc à éviter.

**Les sauvegardes du VPS sont-elles automatiques ?**

Les sauvegardes hebdomadaires sont automatiques et incluses dans l'offre. Les quotidiennes sont automatiques elles aussi, mais en option payante : avec elle, la rétention est de quatre sauvegardes, deux quotidiennes et deux hebdomadaires. Les snapshots, eux, sont manuels, limités à un à la fois et effacés après vingt jours. Aucune sauvegarde n'est téléchargeable : pour une copie hors du serveur, exporte la base (wp db export) et récupère tes fichiers par SFTP.

**Peut-on installer un certificat SSL sur l'adresse IP du VPS ?**

Hostinger ne prend pas en charge de certificat sur l'IP du VPS : en pratique il te faut un nom de domaine qui pointe vers le serveur. Ensuite, le TLS s'obtient automatiquement avec Traefik dans la méthode Docker, via le panneau de contrôle dans la méthode du template, ou en ligne de commande avec Certbot dans la méthode LEMP.
