Dans la vidéo, je te montre comment obtenir Gemini 3 gratuitement et créer un site web avec Antigravity. Le sujet a beaucoup bougé depuis : cet article remet à jour ce qui est réellement gratuit, comment les quotas fonctionnent, et ce qu’aucune source officielle ne permet encore d’affirmer.
La vidéo a été tournée avec la première version d’Antigravity et Gemini 3 Pro : l’interface a changé depuis, les étapes ci-dessous sont à jour.
Trois chemins gratuits, et ce qu’ils couvrent vraiment
1. Google AI Studio. Google a annoncé Gemini 3 le 18 novembre 2025, disponible dès le premier jour
dans l’application Gemini, AI Studio, Vertex AI, la CLI Gemini et Antigravity
(blog.google). Le guide
développeur de Gemini 3 donne la règle exacte : « Gemini 3 Flash gemini-3-flash-preview has a free tier
in the Gemini API. You can try Gemini 3.1 Pro and 3 Flash at no cost in Google AI Studio, but there is no
free tier available for gemini-3.1-pro-preview in the Gemini API »
(ai.google.dev).
2. Le palier gratuit de l’API Gemini. Il existe pour Gemini 3 Flash Preview — la page de tarification affiche « Free of charge » sur la ligne du palier gratuit pour les modèles Flash, et « Not available » pour Gemini 3.1 Pro Preview (pricing). C’est la voie utile si tu veux appeler le modèle depuis ton propre code sans payer, avec les limites imposées par Google — et en acceptant que le palier gratuit serve aussi à améliorer ses produits.
3. Antigravity. C’est la plateforme de développement « agent-first » de Google, lancée en même temps que Gemini 3 le 18 novembre 2025 (antigravity.google). Antigravity est depuis passé en disponibilité générale avec la version 2.0, une application desktop autonome ; l’offre « For Individuals » est à 0 $/mois et donne accès à des modèles Gemini Flash, à Gemini 3.1 Pro, et à des modèles tiers (pricing).
Ce qui, en revanche, ne fonctionne plus. Les extensions Gemini Code Assist et Gemini CLI ont cessé de répondre aux paliers individuels — « Gemini Code Assist for individuals », Google AI Pro et Google AI Ultra — à partir du 18 juin 2026 : la suite passe désormais par Antigravity et Antigravity CLI (notes de version). Si tu suis un tutoriel qui installe encore l’extension historique, tu vas dans le mur.
Les quotas : ce qu’on sait, et ce qu’on ne sait pas
La distinction qui compte : les complétions d’onglet et les requêtes de commande sont annoncées illimitées, mais le travail agent dépend d’un quota. La documentation des plans décrit un quota de base pour tous les plans, rafraîchi chaque semaine hors abonnements, et toutes les cinq heures pour les abonnés Google AI Pro, l’offre Ultra ayant les limites hebdomadaires les plus élevées (docs/plans).
Aucun chiffre n’est publié : « quota de base » et « limites hebdomadaires » restent des qualificatifs, et aucune page officielle ne donne un nombre de requêtes. Méfie-toi des « 200 requêtes par semaine » recopiés partout : ils ne viennent pas de Google.
Installer Antigravity
L’application se télécharge pour macOS, Linux et Windows depuis antigravity.google/download, où tu trouves aussi les autres surfaces : IDE autonome, extensions pour VS Code, Visual Studio, JetBrains, Zed et Xcode, et le SDK Python. Après l’installation, connecte ton compte Google : c’est ce compte qui porte le quota.
Pour la ligne de commande, les commandes officielles sont :
# macOS et Linux
curl -fsSL https://antigravity.google/cli/install.sh | bash
# Windows (PowerShell)
irm https://antigravity.google/cli/install.ps1 | iex
L’agent travaille dans le dossier de ton choix sur ta machine : les fichiers du site sont écrits là, en clair, et tu les versionnes comme n’importe quel projet.
Créer le site : ce qui compte dans le prompt
Le principe est le même que pour tout agent de codage : tu décris le résultat, pas la procédure.
- Décris la page et ses sections, pas « fais-moi un beau site » : le type de page, les sections dans
l’ordre, ce que doit faire le visiteur. La commande
/goalsert à cadrer l’objectif en début de session. - Impose la contrainte technique dès le premier message : statique ou framework, hébergement visé, langue, accessibilité. Un agent qui doit revenir en arrière consomme des requêtes supplémentaires, donc du quota.
- Fais vérifier le rendu dans le navigateur avant d’accepter. C’est le rôle de la commande
/browser(getting started).
Une fois le rendu validé, publie le dossier : un site statique se dépose tel quel sur un hébergeur de fichiers, y compris les hébergeurs statiques comme GitHub Pages ou Cloudflare Pages. Le VPS dont je parle dans l’installation de WordPress sur un VPS fonctionne aussi, mais il est payant et surdimensionné pour une page vitrine.
Les limites à connaître avant de t’y mettre
- Tous les modèles Gemini 3 sont en preview d’après la documentation, donc attends-toi à des changements de noms et de comportements (gemini-3).
- Les scripts et outils tiers sont interdits : la FAQ officielle rappelle que passer par un logiciel externe pour accéder à Antigravity est contraire aux conditions d’utilisation et peut entraîner la suspension du compte (FAQ). Les bricolages trouvés sur les réseaux pour contourner les quotas ne valent pas le risque.
- Dix-huit ans et plus, compte Google personnel, et la France fait partie des géographies approuvées (FAQ).
- Le quota se consomme sur un projet entier : la génération de la page, les itérations, les corrections. C’est la ressource à surveiller, pas le nombre de messages.
Deux sujets voisins méritent un détour si tu construis sérieusement avec un agent : faire lire un dépôt existant à ton assistant, ce que fait Graphify avec Claude Code, et réduire la facture de tokens quand la session s’allonge, sujet de Caveman.
Regarde la vidéo pour voir la création du site en direct : je pars d’une page blanche et je vais jusqu’au site en ligne.



