Graphify transforme une codebase en graphe de connaissance que Claude Code, Codex, Gemini CLI et d’autres agents peuvent interroger. Au lieu de relire le projet fichier par fichier, l’agent dispose d’une carte persistante des concepts, imports et relations.

Voici l’installation actuelle, les fichiers générés, les usages intéressants et les limites à connaître. Il s’agit ici de Graphify pour le code, à ne pas confondre avec les produits homonymes destinés notamment à Notion.

Comment fonctionne Graphify ?

Pour le code source, Graphify utilise des parseurs AST locaux afin d’extraire les symboles et leurs relations. Le projet indique distinguer les connexions directement extraites du code de celles qui sont inférées pendant la résolution.

Le graphe permet notamment de repérer :

  • les composants les plus connectés, parfois appelés « god nodes » ;
  • les imports, appels et héritages entre fichiers ;
  • les communautés correspondant aux différentes parties du projet ;
  • le chemin reliant deux concepts éloignés dans la codebase.

Le code est analysé localement sans appel à un LLM. En revanche, l’analyse sémantique de documents, PDF, images ou vidéos peut utiliser le modèle de votre assistant ou une API configurée.

Installer Graphify avec Claude Code

Graphify nécessite Python 3.10 ou une version plus récente. Le paquet PyPI officiel s’appelle graphifyy avec deux “y”, tandis que la commande installée reste graphify.

La méthode recommandée par le dépôt officiel utilise uv :

uv tool install graphifyy
graphify install

Une alternative isolée est disponible avec pipx :

pipx install graphifyy
graphify install

Évitez pip install graphify : les mainteneurs précisent que les autres paquets graphify* publiés sur PyPI ne sont pas affiliés au projet officiel.

Ouvrez ensuite Claude Code dans le projet à analyser et lancez :

/graphify .

Pour une installation limitée au dépôt courant :

graphify install --project

Les fichiers générés

Après l’analyse, Graphify crée un dossier graphify-out/ contenant principalement :

graphify-out/
├── graph.html
├── GRAPH_REPORT.md
└── graph.json
  • graph.html fournit une visualisation interactive du graphe ;
  • GRAPH_REPORT.md présente les concepts importants et connexions remarquables ;
  • graph.json contient le graphe complet que l’agent peut interroger sans relire tous les fichiers.

Vous pouvez ensuite poser des questions ciblées depuis le terminal :

graphify explain "NomDuConcept"
graphify path "ConceptA" "ConceptB"
graphify query "où est gérée l'authentification ?"

Est-ce que Graphify réduit vraiment les tokens ?

L’intérêt principal n’est pas de compresser chaque réponse, mais d’éviter certaines recherches répétées dans la codebase. Sur un gros projet, une requête ciblée dans le graphe peut remplacer plusieurs lectures de fichiers et appels à grep.

Dans ses benchmarks publiés, l’équipe rapporte notamment une progression de 70,8 % à 82 % de couverture des faits clés sur six questions portant sur ERPNext, avec un agent fixe et un outil Graphify. Ce résultat provient du protocole de l’éditeur, sur un dépôt et un échantillon précis : ce n’est pas une garantie universelle pour votre projet.

La bonne méthode consiste à mesurer une tâche réelle : même modèle, même demande, même version du projet, puis comparer les tokens, le nombre d’appels d’outils et la qualité de la réponse avec et sans le graphe.

Graphify et RTK pour Claude Code répondent d’ailleurs à deux problèmes différents. Graphify réduit potentiellement les recherches dans le code ; RTK compacte les sorties de commandes shell.

Les limites à connaître

Graphify n’est pas indispensable sur tous les projets. La construction et la mise à jour du graphe ont un coût en temps et en stockage, qui sera peu rentable sur une petite codebase facile à parcourir.

Un graphe peut aussi devenir obsolète lorsque le code change. Utilisez la mise à jour incrémentale et vérifiez toujours les fichiers sources avant une modification sensible. Les relations marquées comme inférées doivent être considérées comme des pistes, pas comme des preuves équivalentes à un import ou un appel explicitement extrait.

Enfin, la promesse « local » doit être comprise précisément : le parsing du code reste local, mais les documents et médias nécessitant une analyse sémantique peuvent solliciter un backend si vous en configurez un.

Dans quels cas utiliser Graphify ?

Graphify est surtout intéressant pour les codebases volumineuses, les projets anciens et les agents qui passent beaucoup de temps à reconstruire la même compréhension de l’architecture. La visualisation HTML est également utile pour un humain qui découvre le dépôt.

Sur un petit projet ou pour une correction très localisée, les outils natifs de Claude Code peuvent rester plus rapides. Le meilleur test consiste à générer le graphe, poser quelques questions d’architecture dont vous connaissez la réponse, puis comparer la précision et le nombre de fichiers consultés.

Regardez la vidéo associée pour voir la génération du graphe et l’exemple appliqué à Pentiminax. Les commandes ci-dessus ont été actualisées pour correspondre au paquet officiel graphifyy et à la procédure actuelle du projet.